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À l'intérieur de RATA

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09.12.25 09:39 276Text: Andi Lipp mit Birgit Bless (Traduit par l'IA)Photos: Marco FischerQuand les défis mentaux surpassent l'épreuve physique. La vététiste Birgit Bless bouscule, de façon à la fois planifiée et spontanée, les normes au Race Across the Alps.09.12.25 09:39 283

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09.12.25 09:39 283 Andi Lipp mit Birgit Bless (Traduit par l'IA) Marco Fischer
  • AI generated translation
  • AI-generated translation refers to the process of using artificial intelligence, particularly machine learning models, to automatically translate text or speech from one language to another. These systems, such as neural machine translation models, analyze large datasets of multilingual content to learn patterns and associations between languages. The generated translations are based on statistical probabilities and context learned during training.
Quand les défis mentaux surpassent l'épreuve physique. La vététiste Birgit Bless bouscule, de façon à la fois planifiée et spontanée, les normes au Race Across the Alps.09.12.25 09:39 283

Le premier rayon de lumière se lève sur les sommets escarpés des Alpes, les cimes des sapins rougeoyent dans l'aurore. Un coucou rompt le silence matinal par son appel saisissant – et crée la parfaite ambiance sonore.
Le faisceau des phares d'un véhicule d'accompagnement balaye la forêt le long de la route de col qui grimpe vers le Mortirolo. On y distingue les contours d'une cycliste : Bigi Bless. Comme si le coucou venait l'annoncer …

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Soudain, tout est différent

Birgit Bless, ou Bigi, comme tout le monde l'appelle, participe au Race Across the Alps - la course d'ultra-distance cycliste la plus difficile au monde en termes de dénivelé par kilomètre. En 32 heures, elle traverse une fois la chaîne principale des Alpes et revient : depuis le Tyrol, elle se dirige vers le Vinschgau du Tyrol du Sud, vers l'Engadine (inférieure) suisse, puis vers la Lombardie italienne, ensuite de nouveau vers la Haute-Engadine, à travers l'Engadine inférieure et de nouveau le Vinschgau pour revenir au Tyrol.
En principe. Car un éboulement au-dessus de Bormio, peu avant le départ, a forcé une modification de parcours de dernière minute. Et a posé à Bigi un vrai défi !

Au vu des caractéristiques du Race Across the Alps - 14 000 mètres de dénivelé sur 525 km - on pourrait penser que le parcours en lui‑même est déjà assez exigeant. Mais c'est justement là le nœud du problème : un tel projet nécessite de la planification et une logistique qui fonctionne.
Parfait pour une personne organisée comme Bigi Bless. Mais aussi son talon d'Achille : « Je fonctionne grâce à la structure. Quand elle disparaît soudainement, je perds mes repères », dit la créatrice de contenu suisse en revenant sur la phase d'avant-départ.
Dans cette incertitude, son équipe l'a aidée à discuter du nouveau tracé et à le recalibrer temporellement. Cette planification minutieuse lui a finalement rendu la sérénité. « Alors j'ai su : j'étais prête pour cette course. »

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La nervosité rencontre l'anticipation

Mercredi, deux jours avant le début de la course, Bigi voulait faire ses bagages, mais elle a immédiatement été submergée par la sensation d'avoir oublié quelque chose d'important. Ce n'était pas la course en elle‑même qui l'inquiétait, mais tout ce qui gravite autour : l'organisation des vêtements, la nutrition, la météo, l'assistance. "Je n'étais pas nerveuse pour la performance. Que je puisse y arriver, c'était clair pour moi. Mais est‑ce que tout le reste allait fonctionner ? Ça m'a complètement stressée."

Jeudi soir, la nervosité a augmenté, accompagnée d'une impatience presque palpable. Enfin, la trentenaire passionnée d'enduro voulait montrer de quoi elle était capable après 18 semaines d'entraînement intensif et méticuleux.
Lors du briefing officiel, elle a mesuré la réalité de l'entreprise : les données étaient accablantes, la tâche à venir semblait interminable. "C'est là que j'ai réalisé ce qui m'attendait vraiment", raconte Bigi, encore visiblement marquée par son expérience du Race Across the Alps.

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Au départ, elle s'était promis de rouler dans la roue du groupe. Mais déjà après quelques minutes, le rythme était si élevé qu'elle se laissa volontairement décrocher. "J'aurais pu suivre, mais je savais : ce serait une erreur. Je dois rouler à mon rythme."

Pendant que de larges parties du peloton filaient, l'éducatrice spécialisée resta fidèle à sa ligne. À l'entrée du col du Stelvio, les statues de bois semblaient lui offrir un applaudissement silencieux pour sa décision. Elle l'avait sans aucun doute mérité, déjà à ce stade précoce. Et surtout compte tenu de la gestion de toutes les épreuves mentales. Et elles ne s'arrêtaient pas ...

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Dans le flow

Au Stilfserjoch, bigiii, comme elle se fait appeler la Suissesse sur Instagram, a vécu un moment de profonde clarté. Le paysage, le silence, son rythme régulier : tout semblait en harmonie. "J'ai oublié que je participais à une course. C'était tout simplement beau", confie la vététiste de formation, presque transportée, en repensant à la course.

Le premier ravitaillement important a eu lieu pendant la montée. Elle a maîtrisé la descente vers Santa Maria dans le Val Müstair à vive allure. Là, son père l'attendait. "Cette rencontre m'a tant apporté."

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À travers la nuit

La pénombre a exigé son dû. Après six ou sept heures à vélo, les premiers doutes sont apparus : comment allait-elle tenir encore 20 heures ? Au col du Flüela, Bigi a été accueillie par son équipe. Le coucher du soleil là-bas est devenu un moment presque spirituel : "Je pensais à tous ceux qui avaient investi du temps, de l'argent et de l'énergie en moi. Je ne voulais décevoir personne."

Puis la nuit commença. Pour la première fois, Bigi traversait les Alpes dans l'obscurité. "C'était magnifique. Calme. Authentique. Et aussi un peu inquiétant." Au col d'Albula, elle a rencontré des amis qui l'ont encouragée de façon inattendue.
Mais peu de temps après vint le premier moment de vraie fatigue. Grâce à la caféine, elle a pu continuer. Un compagnon de route s'est joint à elle, ils ont roulé ensemble quelques kilomètres "Ça m'a fait un bien incroyable."

 C'était magnifique. Calme. Honnête. Et aussi un peu inquiétant. 

Pour la première fois, Bigi a roulé de nuit à travers les Alpes.
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Vers 2h30 du matin, un micro-sommeil l'a saisie. Seule, sans véhicule d'assistance, en plein milieu de l'Italie. "Je me suis assoupie un instant. C'était intense." Ce n'est que plus tard que la Suissesse a retrouvé son équipe : via l'oreillette, ils sont restés en contact pendant qu'elle se hissait depuis Mazza jusqu'au Mortirolo. "Raconte-moi quelque chose. N'importe quoi. Sinon je vais m'endormir !", a-t-elle lancé à l'un de ses soigneurs. Ils ont ensuite parlé de tout et de rien. Ça a empêché Bigi de s'endormir.

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 Je me suis assoupi un instant. C'était intense. 

Micro-sommeil. Seul, sans équipe d'assistance, en plein cœur de l'Italie.
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Jusqu'au lever du soleil. Il est arrivé à l'heure. Et avec lui une nouvelle énergie. Même la documentation de son aventure refit surface dans sa mémoire : dans la descente du col du Mortirolo en direction de Monno, à la vue d'une impressionnante fresque murale juste au bord de la route, elle lança au véhicule d'accompagnement : « Avancez ! Prenez des photos ! ».
Mais quand elle s'est rendu compte qu'il faudrait ensuite à nouveau franchir le col de la Bernina, la trentenaire subit un choc mental : « Je devais me forcer à penser par étapes. Tirano. Puis le lac. Puis la Bernina. » En même temps, les douleurs augmentèrent : genoux, mains, orteils, nuque. Seules les jambes ont tenu, se souvient Bigi : « Mes jambes n'ont jamais souffert. Elles ont juste fonctionné. »

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Inarrêtable

En haut du Bernina, la débutante du RATA était à bout. Mentalement. Elle s'est brièvement arrêtée, s'est reposée pendant dix minutes. Puis elle a repris. Peu après, Fabio, son compagnon, l'attendait et l'a accompagnée un bout de chemin : "Ça m'a tellement apporté. Cette distraction valait de l'or."
C'était le push parfait pour les dernières heures, car elles ont de nouveau été éprouvantes : le col de l'Umbrail était brutal. 1 400 mètres de dénivelé d'affilée. Puis directement le Stelvio. Au total 1 800 mètres de dénivelé. Sans pause. Avec en plus du vent de face. "J'étais à la limite", avoue Bigi. Mais une pensée la poussait : si elle donnait tout encore une fois, elle resterait en dessous de 30 heures, se souvient-elle : "Ça m'a encore motivée!"
Elle y est parvenue. Et bien que la course soit désormais terminée depuis longtemps, l'expérience semble encore irréelle : "Je n'ai pas encore réalisé ce que j'ai accompli", avoue la créatrice de contenu, presque timidement.

Au final, ce n'est pas seulement sa performance, mais celle d'une équipe entière — et de la part de Bigi une reconnaissance infinie d'avoir eu une telle équipe et de pouvoir compter sur chacun.
Entraînement, organisation, encadrement, équipement — tout s'est emboîté. "Je suis forte. Et avec un état d'esprit solide, on peut déplacer des montagnes." Ou parcourir en moins de 30 heures plus de 540 kilomètres et plus de 14 000 mètres de dénivelé. Avec l'épuisement. Avec la fierté. Et avec un billet pour le Race Across America dans la poche ...

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